Mon Tpe sur le brésil et la déforestation, si vous avez le temps!

Publié le par B.

L’Homme et la nature

Le Brésil, entre tradition et modernité

 

 

On ne pourrait pas parler d'Amérique du Sud sans parler du Brésil. Ce pays recouvre en effet à lui seul, près de la moitié de la superficie du continent Sud américain. On ne pourrait pas non plus parler du Brésil sans évoquer l'Amazonie, forêt qui fait depuis toujours partie intégrante de cet état.

Lorsqu'on parle d'Amazonie, il vient toujours en premier à l'esprit le stéréotype populaire d'une forêt vierge, immense, et dans laquelle faune et flore semblent proliférer. Immense. Ce mot semble définir à lui seul ce qu'est l'Amazonie. Immense par sa taille; la forêt recouvre une superficie équivalente à 14 fois celle de la France, s'étalant sur 9 pays différents. Immense dans sa biodiversité; Alors que l’Europe, de l’Atlantique à l’Oural, renferme environ 120 espèces d’arbres pour une surface supérieure à 7 millions de kilomètres carrés, on dénombre plus de 300 espèces d’arbres sur une surface de seulement 2 hectares en Amazonie. Immense par le fleuve qui la traverse; l'Amazone s'étire sur 6500 Km et possède 1.100 affluents...

L'Amazonie est donc pour tous le symbole de l'immensité.

Vue comme le monde de l'excès, à la fois réelle et inaccessible, le mythe de l'Amazonie a attiré bon nombre d' " aventuriers " Européens, en quête d'Eldorado. Soldats, missionnaires religieux (jésuites), commerçants, ou simples explorateurs ont conquis et exploité ces terres pleines de richesse et jusqu'alors inconnues du monde "civilisé". Aujourd'hui, les stigmates laissés par l'héritage colonial d'une part et l'exploitation massive sont bien présentes et posent un dilemme écologique.

La deuxième image de l'Amazonie est celle d'un milieu naturel fragile et en perdition. Chercheurs et savants s'accordent à dire que sa diversité biologique et son équilibre naturel sont aujourd'hui menacés. La déforestation tropicale est bien un des fléaux écologiques majeur de cette fin de siècle; il frappe d'ailleurs de plein fouet l'espace amazonien. Bien plus que la forêt, les répercussions écologiques de cette exploitation forestière pourraient se faire ressentir sur toute la planète...

 

En quoi le Brésil est il déchiré entre besoin de subsistance et volonté de préserver son écosystème ?

 

Connaître l’histoire d’un pays est nécessaire pour mieux en comprendre les enjeux actuels. Ainsi, nous allons dans un premier temps nous pencher sur le vécu de ce pays marqué par la colonisation. Il reste de nos jours encore des traces de la période des premiers colons ; c’est pourquoi nous allons ensuite rechercher quels sont les héritages de cette époque, encore présents aujourd’hui. Ces restes de l’ère coloniale ne sont bien sur plus compatibles avec l’ère moderne ; un des plus gros problème que posent ces héritages est celui de la déforestation. Notre troisième partie s’attachera a la description des causes et conséquences de telles pratiques. Enfin, notre dernière partie montrera comment s’est mise en place une certaine prise de conscience du grand danger que représente l’exploitation forestière.

 

I) La genèse d'un nouvel état

A) Un univers qui se révèle hostile

Le Brésil a été découvert puis colonisé par les portugais au XVIe siècle ; découverte hasardeuse, car ceux-ci cherchaient une route occidentale vers les Indes. Comme a pu l’écrire Pierre Monbeig "partout où les portugais ont abordé le continent sud américain, ils y ont d'abord trouvé la forêt et ils s'y sont très normalement implantés". Il s'agit de la forêt tropicale humide, couvrant la majeure partie du bassin amazonien, appelée aussi "forêt sempervirente". Les premiers colons, des hommes déshérités, en fuite et à la recherche d'une nouvelle chance, explorateurs, commerçants, soldats, missionnaires [...] ont dû s'installer en ce lieu et tenter de survivre en cultivant la terre dans un premier temps.

Tout ce dont ils disposaient étaient une contrée inhospitalière composée paradoxalement d'une forêt dense, d'arbres géants (40 à 50m) qui conservent leurs feuilles en permanence, d'une forêt inondée toute l'année et d'un espace broussailleux, parsemé de cactus, d'arbres épineux et de palmiers (la première exploitation côtière). Son climat (chaleur et humidité) permet une croissance ininterrompue des végétaux. Mais il existe aussi d’autres sortes de forêt, suivant le climat du milieu. Sur les interfluves poussent de grands arbres (châtaigniers du Para, l'Hévéa brasiliensis ou arbre à caoutchouc, moteur du développement économique).

Dans les régions du littoral atlantique, nous pouvons trouver des forêts du même type appelées Matas. Mais dans ces régions, le défrichement a été beaucoup plus intense. Il y demeure encore une nombreuse variété de végétaux, l'agriculture étant impossible à cause de la forte pente qui domine cet espace.

L'extrême sud et les vastes plateaux du centre de l'Amazonie sont couverts par diverses sortes de savanes. On peut donc observer le campo, qui est une savane herbeuse retrouvée en Uruguay et dans la Pampa argentine. Le cerrado est quant à lui, une savane arborée dans le Mato Grosso do Sul. La terre marécageuse est appelée le Pantanal, réputée pour ses crocodiles. Les Indiens ont surnommé la végétation du Nordeste intérieur semi-aride caatinga qui est pourtant une brousse à épineux (cactus et acacias). Dans ce milieu, l'eau se fait très rare et ceci se fait ressentir à la vue de certaines espèces.

 

B) De la survie à l'exploitation

A leur arrivée, les colons ne disposaient de rien, mais ils ont su s'adapter à l'espace qu'ils devaient occuper. Ils trouvèrent la plupart des ressources vitales nécessaires dans cet écosystème naturellement riche et divers qu'est la forêt (leur premier but étant de trouver de l'eau des plantes et des animaux pour survivre). Plus tard, une fois bien établis, leur culture commerçante les a amenés à faire des échanges et à vendre les matières premières dont ils disposaient. L’histoire économique du Brésil est jalonnée d’une succession de cycles, chacun exploitant une matière première d’exportation et s’appuyant principalement sur le système esclavagiste (le besoin en main d'œuvre se faisant de plus en plus croissant) : ainsi on peut distinguer le cycle du bois (le pau-brasil) au début de la colonisation ; le cycle de la canne à sucre aux XVIè. et XVIIè. siècles ; le cycle de l’or et des pierres précieuses au XVIIIè siècle et le cycle du café et du caoutchouc jusqu’au début du XXè siècle. Ce n’est qu’après 1930, grâce à une industrialisation importante, que le Brésil s’oriente vers une économie moderne. C'est avec l'exploitation et l’esclavage des indigènes que naissent les grandes fazendas gérées par ce qu'on appelle des fazendeiros. L'essor grandissant de l'économie fit de la forêt amazonienne l'ennemi à abattre. N'étant plus utile à la survie mais uniquement utile à la récolte pour l’export, elle devint alors un obstacle à l'échange, obstacle qu'il fallait éliminer à tout prix.

La taille du pays donnait l’illusion que les terres nouvelles étaient sans limites et qu’il était donc inutile de respecter les équilibres écologiques. Il suffisait, pensait-on, de défricher plus loin lorsque les sols s’épuisaient. Au XIXe siècle le front pionnier du café avança de cette manière dans l’état de Sao Paulo, à l’origine forestier.

Le défrichement de la forêt a mis à nu des pentes fortes sur lesquelles l’érosion a fait de gros dégâts.

 

II) Des héritages durs à assumer…

Le Brésil est porteur d’un contraste. Le pays garde aujourd’hui encore son caractère authentique et traditionnel, tout en se tournant vers le développement et vers l’international. Ce contraste essentiellement économique est résumé par Celso Furtado (" le Brésil après le Miracle ") par la définition d’un Brésil qui est " la greffe sur une société pauvre d’un modèle de développement de consommation propre aux sociétés où la richesse par habitant est de beaucoup supérieure " La société brésilienne est une société pauvre qui vit sur le modèle d’une société riche. Comment à l’heure actuelle, se traduit ce contraste ?

Le Brésil est né grâce à la diversité naturelle qu’il renferme. La nature est un des fondements majeurs de la nation brésilienne. On trouve par exemple, sur le drapeau la couleur verte, qui entoure un losange ocre. Le vert symbolise bien sûr la forêt amazonienne essentielle dans l’évolution du pays, tandis que le jaune représente la ressource minérale.

A) ... encore bien présents ...

Cette nature, bien que considérée comme bénéfique, est, et a toujours été la source de bien des maux.

Le premier problème (héréditaire) est celui de la répartition des terres qui est une des plus inégalitaires du monde ; 1% à peine des propriétaires terriens - les "fazendeiros" - possèdent plus de 43% des terres. A l'autre bout de l'échelle, 53% des paysans possèdent moins de 3% des surfaces cultivables, un chiffre auquel il faut naturellement ajouter 5 millions de familles de paysans sans terre, soit plus de 25 millions de personnes. Ce problème semble surprenant pour un pays qui dispose d’une grande quantité de terres peu ou mal exploitées...

Ce système agricole est un des autres héritages de l’époque coloniale; le colon installé, celui ci s’est approprié une terre qui ne lui appartenait pas, et en a tiré des richesses aux dépends de la nature et des indigènes qui la peuplaient. Le colon est devenu un patron régnant sur de grandes propriétés et agissant en maître envers ses esclaves. Aujourd’hui, la situation est restée telle quelle, à la différence que les esclaves sont les habitants pauvres des favellas. L’homme continue encore à exploiter la nature, par exemple en changeant d’endroit de production si le sol n’est plus fertile.

Ces " restes " de l’époque coloniale ont pour conséquences la création de front pionnier et d’une ruée pionnière impulsée par l’état qui, en 1970, a lancé le plan d’intégration nationale en visant en particulier le développement de la colonisation agricole en Amazonie. Déjà dans les années soixante les ligues paysannes ont essentiellement colonisé illégalement l’espace forestier, leurs exploitations n’étant pas suffisantes pour subsister.

B) Un fort contraste entre Nord et Sud

Le Brésil est porteur de fortes inégalités ; le Nord colonisé, il a été le " premier Brésil " ou s’est épanouie l’économie coloniale à ses débuts (premiers cycles économiques jusqu’au XXe siècle). Mais la très grande surface de terres que les colons se sont appropriés s’est transmise de génération en génération et a été la cause du nombre élevé de paysans sans terre et donc de la formation de fronts pionniers engendrant des richesses pour le sud.

Aujourd’hui, l’agriculture est le symbole du contraste brésilien.

Au Nord, l’élevage extensif en plein air et à rendement très faible domine, avec des pratiques traditionnelles (marquage au fer rouge…) comme au temps des premiers éleveurs.

Le système de culture n’a guère évolué ; les techniques quasi ancestrales de jachère et d’agriculture sur brûlis […] sont encore largement utilisées, faute d’aides de l’état…

Bien sûr la protection de l’environnement n’est pas une priorité pour ces personnes dont le but premier est de survivre.

Le nord du pays est donc passé du statut de "dominant" avec le Nordeste qui était l’état sur lequel reposait les pouvoirs des arrivants portugais à celui de "dominé", par le Sud.

Au Sud, on pratique aussi l’élevage extensif, mais c’est un élevage qui a progressé : les troupeaux sont rénovés par des croisements industriels (zébus de races européennes) qui assurent un fort rendement.

L’agriculture vivrière est elle aussi pratiquée mais est totalement différente dans les régions riches du sud; de nouvelles exploitations comme le soja (deuxième mondial) où de nouvelles techniques comme une irrigation permettent une meilleur production. La base est la même que dans le Nord, mais le Sud bénéficie du soutien de l’état ce qui lui assure de meilleures techniques de production, de meilleurs rendements, et surtout, permet le fait que la protection de l’environnement ne soit pas mise au second plan même si celle-ci n’est ici aussi pas une priorité.

Le Brésil est donc bien partagé entre tradition et modernité ; le nord est resté dans la complète tradition, avec des techniques de base et une agriculture de subsistance tandis que le sud, favorisé par la convergence des capitaux que l’état organise, est une parfaite synthèse entre tradition et modernisation.

Mais le problème qui touche le Brésil en général, du nord au sud est bien sur celui de la déforestation ; ce pays encore en voie de développement privilégie bien entendu son développement à la protection de la nature.

III) Le problème de la déforestation

A) Les causes de la déforestation

De nombreux facteurs ont contribué à la déforestation au Brésil. Les agents les plus tristement célèbres de la déforestation ont été les éleveurs qui ont profité des subventions gouvernementales offertes à ce moment là, pour encourager l'expansion de l'élevage de bétail. Aux éleveurs se sont joints des dizaines de milliers de petits agriculteurs venus du sud du Brésil qui cherchaient de nouvelles terres à cultiver après avoir été déplacés par de grandes exploitations agricoles commerciales.

Il existe des causes directes de la déforestation comme la culture sur brûlis. A l’échelle mondiale, les plus importants agents de la déforestation sont les agriculteurs qui pratiquent la culture sur brûlis et qui vivent au sein des forêts tropicales du monde. On estime que les petites exploitations agricoles familiales sont responsables de près des deux tiers de la déforestation.

Contrairement aux méthodes agricoles traditionnelles qui respectaient la capacité de récupération des forêts, la culture sur brûlis telle qu'elle est actuellement pratiquée appauvrit le sol donc les ressources dont dépendent toutes les activités agricoles et forestières. Un des principaux points communs entre les agriculteurs qui pratiquent la culture sur brûlis est qu'ils appartiennent aux groupes les plus pauvres et les moins privilégiés de leurs société et ne peuvent exercer que peu d'influence sur les décisions importantes concernant la politique d'utilisation des terres qui sont prises dans leur pays.

L'élevage extensif est également une cause majeure de la déforestation. Les éleveurs occupent de grandes étendues de terres forestières qu'ils défrichent eux-mêmes. Au cours des quatre dernières décennies, on a constaté un défrichage intensif des forêts humides tropicales. Le pâturage libre pratiqué dans les régions boisées peut contribuer à la déforestation lorsque trop de bêtes paissent sur un même terrain. Pratiqué trop intensivement, ce type de pâturage peut aussi sérieusement dégrader la composition et la qualité de la forêt.

A l’échelle locale, l'exploitation minière et pétrolière joue un rôle important dans le la disparition de la forêt. L'ouverture de grandes mines a entraîné la disparition de grandes étendues boisées dont le bois a servi à alimenter en combustible les fours de fusion. L'impact des mines est bien connu et ce sont principalement les populations indigènes et la qualité de l'eau qui ont été affectés. Les activités liées à l’exploration pétrolière, comme le défrichage des lignes d'exploration, ont non seulement détruits les forêts mais encouragent leur colonisation par les agriculteurs.

Le développement d'infrastructures, comme la construction de nouvelles routes, a un profond impact sur la forêt. L'autoroute transamazonienne a permis la colonisation de millions de kilomètres carrés de forêt précédemment inaccessibles et a favorisé l'expansion de l'industrie de l'élevage. Des routes secondaires, qui pénètrent plus profondément dans la forêt et qui sont éventuellement longées par de grandes bandes de terrain déboisé, ont ensuite rapidement été construites. Toute route construite dans l'intention d'améliorer l'accès aux régions moins développées d'un pays tend à faire augmenter les valeurs immobilières pour les usages autres de la forêt, encouragent la spéculation foncière et la déforestation. Les projets d'aménagement hydroélectrique y contribuent également de façon importante. On inonde des terres forestières pour créer des réservoirs. Au fur et à mesure que les populations croissent et que les villes s'étendent, les projets de développement industriels et résidentiels empiètent sur la forêt. Les grandes métropoles qui s’étendent avec par exemple les favellas et les banlieues sont aussi des agents destructeurs de l’écosystème.

Dans la majorité des pays concernés, les prises de décisions sont contrôlées par un petit groupe de gens puissants dans les gouvernements qui voient les forêts primaires de leur pays comme une source de revenu personnel à court-terme.
Comme dans certains pays les procédures administratives facilite la corruption.

Aussi la Banque Mondiale et le FMI (Fond Monétaire International) aggravent la situation en imposant des réforme monétaire sur ces pays. Ces pays sont exhortés à vendre leurs forêts pour rembourser leurs dettes aux pays occidentaux.

 

 

B) Les conséquences de la déforestation

L’exploitation forestière est la conséquence de divers agents. Agents sociaux ou économiques, l’utilisation de la forêt semble bien sur leur profiter. Mais la destruction de cette forêt a des effets très négatifs sur l’écosystème amazonien voire même mondial.

Dans de nombreux cas, au niveau politique, les gouvernants permettent sciemment à la déforestation de se poursuivre parce que cela représente une soupape de sécurité au plans social et économique. En laissant les gens avoir librement accès aux terres forestières, les politiciens se déchargent de leur responsabilité de résoudre les problèmes plus délicats au plan politique auxquels sont confrontés les pays en développement, par exemple, la réforme foncière, le développement rural, le partage des pouvoirs, etc. Néanmoins, ces problèmes ne disparaissent pas. Ils persistent, tout comme les injustices qui en découlent.

Les peuples autochtones et les collectivités locales n’ont généralement eu aucune part aux décisions qui les affectent directement. De nombreuses communautés indigènes du Brésil ont été envahies par des agriculteurs pratiquant la culture sur brûlis, des éleveurs des chercheurs d’or, aboutissant souvent à de violentes confrontations. Ce genre d’intrusion se solde souvent par la destruction des modes de vie traditionnels, des coutumes et des croyances religieuses, au profit d’une certaine " occidentalisation " grandissante.

Il est probable que la conséquence la plus grave de cette déforestation - démontrant ainsi le manque de réactivité des responsables - soit la diminution de la diversité biologique. Proportionnellement aux milliers d’hectares de forêts abattues chaque année, des milliers d’espèces animales et végétales disparaissent. Certaines n’ont d’ailleurs jamais été répertoriées scientifiquement…D’après certaines études, a cause du déboisement nous perdons par JOUR en moyenne 96 espèces et environ 50 000 espèces distinctes disparaîtraient chaque année, mais il s’agit au mieux d’une approximation. Les rares espèces qui survivent se trouve fortement amoindries, pas assez nombreuses pour s’autoperpétuer et maintenir un écosystème diversifié.

 

 

 

 

Au niveau du réchauffement climatique, un débat de scientifique et lancé;

 

  • La plupart s’accordent sur le fait que la déforestation contribuerait au réchauffement de la planète ; l’Amazonie serait le poumon vert de la planète, qui a une véritable capacité a produire de l’oxygène par photosynthèse. Mais les estimations ne sont guère optimistes ; on estime que la déforestation et les feux de forêt libéreraient 2000 millions de tonnes de gaz carbonique en plus. Au niveau régional, une trop grande déforestation peut entraîner des perturbations météorologiques rendant ainsi le climat plus chaud et plus sec. Malheureusement, les initiatives lancées pour trouver des solutions n’ont pas attiré un financement à la hauteur.
  • Paradoxalement (et presque étonnamment), d’autres chercheurs affirment que croire au poumon vert est une idée reçue. L’Amazonie produirait selon eux, autant de Co2 qu’elle en consomme. Aussi, le bois lorsqu’il meurt et qu’il pourrit, consomme de l’oxygène et rejette du dioxyde de carbone. C’est pourquoi -pour eux- la déforestation de l’Amazonie ne serait en rien une cause du réchauffement climatique.

L’impact a long terme de la déforestation n’est pas a négliger : le défrichage du couvert végétal laissant la place a l’agriculture sur brûlis expose le sol aux agressions naturelles comme les pluies torrentielles ou bien à l’intensité du soleil tropical, stérilisant en quelque sorte la terre. La forêt agit en fait comme un toit protecteur. Sans ce toit, la terre devient donc stérile, les éléments nutritifs qu’elle contient disparaissent. Une trop forte sollicitation de ce sol peut aussi engendrer sa dégradation. Ce qui est tragique, c'est que la plupart des terres qui ont été déboisées au cours des dernières décennies ne conviennent pas à l'agriculture ni à l'élevage à long terme et qu'elles se détériorent rapidement souvent de manière irréversible une fois les terres forestières déboisées et brûlées.

Après le déboisement, l’homme exploite la terre. S’il la surexploite, celle ci se dégrade. Dans des zones de foret sèches, cette dégradation s’aggrave, entraînant dans certains cas extrêmes une désertification. Cette dernière joue un rôle dans le dérèglement climatique du milieu. Mais encore une fois, sous la pression de l’homme et de la poussée démographique, les terres ne cessent d’être utilisées bien au delà de leurs capacités.

 

 

IV) Une prise de conscience

Il faut croire que cela n’émeut pas tout le monde. Ainsi, à Paris, le parvis de la Bibliothèque Nationale de France a été construit avec des bois exotiques : il s’agit notamment d’ipé venant du Brésil. De ces bois tropicaux on en trouve, un peu partout, notamment dans les constructions publiques, ce qui montre que la protection de l’environnement n’est pas prise en compte.

Cependant, l’homme prend peu à peu conscience que si la situation reste ainsi, les jours de la forêt amazonienne sont comptés. "LES CONSCIENCES SE METTENT AU VERT".

Les associations luttant pour la protection de l’environnement, dans le même temps de la forêt, sont de plus en plus nombreuses, ce qui prouve bien ce retour au vert. Une des plus grandes de ces associations, la WWF, se bat pour sauver cette nature, utilisant divers moyens d’action.

A) Une action à l’échelle internationale

L’association dispose en effet d’un large panel de moyens d’actions assez efficaces pour faire reculer la déforestation.

Leur mise en œuvre passe par des actions de sensibilisation, de lobby et des actions de terrain :
- des publics ciblés (enfants, élus, grands publics) font l'objet d'une sensibilisation (avec des phrases chocs, qui ne laissent pas indifférent)sur l’ampleur du désastre ainsi que sur l'apport de leur projet.
- participation à des congrès, réunions, débats pour ainsi promouvoir les directives.
- Les associations développent des actions plus localisées avec des partenaires et associés locaux .

- Elles se déplacent sur le terrain et développent ses actions par l'achat de forêts ou par la signature de conventions pour la mise en réserve de forêts, et par la mise en œuvre de plans de conservation, voire de restauration.

- " sponsorisation " par des personnages importants, célébrités, hommes politiques…

B) Un Etat qui se met au vert

L'état brésilien doit, de son coté, faire face à un gros défi socio-environnemental ;

L’intérêt financier que présente l’Amazonie est indéniable. Le pays tout entier se développe et change en parti grâce à cette forêt. Mais il se développe aussi aux dépends de cet écosystème fragile. Ainsi, toutes les causes de la déforestation présentent un certain intérêt pour le gouvernement ou bien pour le peuple brésilien. Peut être à contre cœur ou sous la pression internationale, le gouvernement a réagi.(dans une moindre mesure cependant)

L’état de Sao Paulo, celui-là même où le milieu naturel a été le plus dégradé, a dressé une carte des zones préservées, signe d’un ressaisissement. Grâce aux moyens dont il dispose et à une réaction volontariste de régénération de l’espace naturel, il a pu revenir de 7 à 13 % de territoire " préservé ". Des programmes de réimplantation d’espèces originelles ont par exemple réintroduit le célèbre Pau brasil.

Plus généralement des plans de réformes ont été mis en place pour remédier aux problèmes liés à la déforestation. L’accent est surtout mis sur la prévention, sans doute avec l’espoir d’un changement de mentalité significatif grâce aux générations futures , impossible à réaliser totalement aujourd’hui (pression des fazendeiros, enjeux trop importants…)

 

 

 

 

CONCLUSION ;

L’homme occupe deux situation complètement opposées ; il est à la fois le fruit de la nature, mais aussi son bourreau.

Depuis le début de son histoire, l’écosystème brésilien a subit les assauts répétés de l’homme. L’humain s’est accaparé ce milieu, en apparence infini, capable au départ de lui permettre de survivre mais aussi prometteur de richesses aussi bien naturelles que financières. Au cours de l’histoire, l’idée d’une forêt immense donc impossible a détruire s’est avérée fausse, cependant trop tardivement. L’économie ne vivait alors que des ressources que procurait la nature brésilienne. Ce retard, ce manque de perspicacité se solde aujourd’hui par un héritage lourd de conséquences. Traditionnellement ancrés au Brésil, les inégalités socio-économiques et les fronts pionniers font malheureusement parti du paysage. Le pays doit aussi faire face a un grave problème socio-environnemental, résultat la encore du caractère traditionnel du Brésil ; celui de la déforestation. L’Amazonie d’hier moteur de l’économie n’a guère évoluée. Elle est toujours un des fondement de l’économie brésilienne. Il semble même que la disparition de la forêt soit le prix de la modernisation du pays. C’est alors qu’une question s’impose naturellement ; l’Amazonie, mérite t-elle vraiment de disparaître au profit d’une modernisation superficielle ? L’homme doit il assassiner la forêt pour son profit ? Faut-il avoir à choisir entre l’homme et la nature ? Presque toute l’humanité est d’accord sur le fait que la déforestation est une mauvaise chose. Mais peu de gens s’impliquent réellement dans la lutte. Pour rassembler les militants, des ONG comme la WWF ou autres ont été crées. Ces organisations possèdent une véritable influence sur le déroulement futur des événements. C’est grâce a leur rôle préventif, informatif et ,à ne pas négliger, surtout actif, que l’Amazonie, la nature, voire même l’humanité peut être sauvée. Alors, restons confiants, la planète est entre de bonnes mains. Pourquoi pas entre les vôtres ?

 

 

 

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Publié dans ECOLE

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A
c'est pour savoir combien tu a eu a ce tpe??
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