Le cannabis
LE CANNABIS
Originaire des contreforts de l'Himalaya, le cannabis (ou chanvre indien) a été utilisé par l'homme depuis des millénaires en Extrême-Orient et au Moyen-Orient.
Il était cultivé pour ses fibres destinées à la fabrication de cordages, de papiers et de tissus, et sa résine était utilisée autrefois comme médication pour soulager les spasmes, les troubles du sommeil, la douleur.
Introduit en Europe au début du XIXe siècle par les soldats de Bonaparte et par des médecins anglais de retour des Indes, le cannabis fut utilisé en médecine pour le traitement des migraines, de l'asthme et de l'épilepsie.
Aujourd'hui, les propriétés thérapeutiques du D 9 THC contre la douleur et les vomissements sont reconnues scientifiquement. Dans quelques États des États-Unis et en Grande-Bretagne, sa prescription est autorisée au cours des chimiothérapies anticancéreuses et pour certaines affections liées au sida.
Le cannabis, qu'est-ce que c'est ?
Le principe actif du cannabis responsable des effets psychoactifs est le D 9 THC (tétrahydrocannabinol), inscrit sur la liste des stupéfiants.
Sa concentration est très variable selon les préparations et la provenance du produit.
A quoi ça ressemble ?
L'herbe (marijuana)
Feuilles, tiges et sommités fleuries, simplement séchées. Se fume généralement mélangée à du tabac, roulée en cigarette souvent de forme conique (le joint, le pétard, le stick...).
Le haschich (shit)
Résine obtenue à partir des sommités fleuries de la plante. Se présente sous la forme de plaques compressées, barrettes de couleur verte, brune ou jaune selon les régions de production. Se fume généralement mélangé à du tabac : "le joint". Le haschich est fréquemment coupé avec d'autres substances plus ou moins toxiques comme le henné, le cirage, la paraffine...
L'huile
Préparation plus concentrée en principe actif, consommée généralement au moyen d'une pipe. Son usage est actuellement peu répandu.
Effets et dangers du cannabis
Les effets de la consommation de cannabis sont variables : légère euphorie, accompagnée d'un sentiment d'apaisement et d'une envie spontanée de rire, légère somnolence. Les usagers de tous âges consomment généralement pour le plaisir et la détente.
Des doses fortes entraînent rapidement des difficultés à accomplir une tâche, perturbent la perception du temps, la perception visuelle et la mémoire immédiate, et provoquent une léthargie.
Ces effets peuvent être dangereux si l'on conduit une voiture, si l'on utilise certaines machines.
Les principaux effets physiques du cannabis peuvent provoquer, selon la personne, la quantité consommée et la composition du produit :
- une augmentation du rythme du pouls (palpitations) ;
- une diminution de la salivation (bouche sèche) ;
- un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges) ;
- parfois une sensation de nausée. Les principaux effets physiques du cannabis peuvent provoquer, selon la personne, la quantité consommée et la composition du produit :
- une augmentation du rythme du pouls (palpitations) ;
- une diminution de la salivation (bouche sèche) ;
- un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges) ;
- parfois une sensation de nausée.
Même si les effets nocifs du cannabis sur la santé sont, à certains égards, moins importants que ceux d'autres substances psychoactives, il faut signaler certains risques physiques. L'appareil respiratoire est exposé à un double risque : celui des goudrons toxiques résultant de la combustion du tabac et celui des goudrons contenus spécifiquement dans la fumée du cannabis. De ce fait, la consommation régulière de cannabis mélangé à du tabac sur plusieurs années peut induire l'apparition de cancer précoce du poumon (avant 45 ans). Ces risques de cancer peuvent être amplifiés dans certaines conditions d'inhalation (pipes à eau, "douilles").
Certains troubles mentaux, souvent difficilement perçus par la population et les consommateurs, peuvent être révélés ou aggravés par la consommation de cannabis : troubles de l'humeur, troubles anxieux et schizophrénie.
Cannabis et dépendance
L'usage répété et l'abus de cannabis entraînent une dépendance psychique moyenne à forte selon les individus.
En revanche, les experts s'accordent à dire que la dépendance physique est minime.
Toutefois, un usage régulier, souvent révélateur de problèmes, est préoccupant, surtout lorsqu'il s'agit de très jeunes usagers.